C’est au cours de la seconde moitié du 19ème siècle que le port de la Côte à Cordemais a été aménagé dans cet ancien bras de Loire. Sa situation, idéale entre Nantes et Saint-Nazaire, a rapidement favorisé l’essor de ce « petit port » autrefois essentiellement consacré à la pêche.Dernier « petit port » de l'estuaire de la Loire à exister et à fonctionner, il accueille toujours aujourd'hui pêcheurs et plaisanciers.

A la saison, de décembre à avril, venez y admirer les bateaux de pêche avec leurs tamis, prêts à récolter la précieuse civelle. Durant la période estivale les pêcheurs font place à bon nombre de plaisanciers, faisant escales dans ce bras de Loire, à l’abri des regards indiscrets. On peut parfois y découvrir des bateaux traditionnels et des vieux gréements.


Contacts : Association des Usagers et Amis du Port de Cordemais
23 l’Audiais
44 360 CORDEMAIS
Tél. 02 40 57 81 87 / 06 31 24 98 59
auapc@orange.fr

A proximité, le « port à sec » assure la mise hors d'eau, l'hivernage et le gardiennage de plus de 250 bateaux de plaisanciers, voiliers, bateaux à moteurs ou multicoques.
Station de carénage écologique pour le nettoyage des coques.

Loire Nautic Services
02 40 57 73 95
 

Les ports-reliques

La physionomie de l’estuaire s’est considérablement transformée depuis l’antiquité ; Du Moyen-âge jusqu’au 19e siècle le port de « Lavaux » est le principal port des environs : tous les produits y transitent, embarquent et débarquent 
en provenance ou à destination du sud de la Bretagne. En 1852, le port est doté d’un quai, puis en 1872, il est prolongé par une jetée en pente douce et d’une cale 
à bestiaux pour faciliter les chargements et améliorer la capacité d’accostage.

Rohars connait son véritable essor au Moyen-âge. L’activité y est prospère, grâce aux échanges commerciaux avec l’Espagne et à la construction navale. Le développement des transactions portuaires locales comme la pêche et l’agriculture intensifient son trafic, une cale enrochée est même reconstruite en 1860 pour ne plus être tributaire des marées. 

Les travaux de dragage de la Loire, entrepris au 20e siècle pour créer un seul chenal et permettre la navigation de plus gros bateaux, ont accentué l’envasement progressif des ports de Lavau-sur-Loire et Bouée. Ils sont alors rejetés à plusieurs centaines de mètres du fleuve, comme fossilisés. 

Si le temps et la végétation ont en partie dissimulé ou détruit les ouvrages liés à ces activités portuaires intenses, certaines traces prouvent leurs existences passées comme l’embarcadère de Lavau-sur-Loire avec ses anneaux d’amarrage. 

1.a > Port de Lavau-sur-Loire N 47.30519 W 1.96433
1.b > Port de Rohars N 47.29339 W 1.92365